Sur son vélo en direction de l’école Vincent était épuisé, essoufflé, il n’y avait plus aucune force en lui. Son front dégoulinait de transpiration qui coulait sur ses petite lunettes rondes. Ses mains, moites, glissaient sur le guidon de sa bicyclette. C’était enfin le dernier jour avant les grandes vacances. Une fois arrivé à l’école, tout le monde se moquait de lui, même ses professeurs. Vincent était gros, trop gros.
Il recevait des moqueries presque toute la journée. Le petit garçon de seulement 12 ans s’y était déjà habitué. Malgré cette adaptation, les mots néanmoins lui faisaient toujours mal.
– « Ça va, Vincent, t’as faim ? » disait une fille de sa classe.
– « Bah alors t’es venu à l’école en roulant? » renchérissait un autre.
Après ses paroles, il sortit de la classe alla dans les toilettes et à ce moment-là les larmes coulèrent à chaud.
Toute la pression retomba. Vincent retourna en classe comme si de rien n’était. La sonnerie retentit enfin et il se précipita d’enfourcher son vélo et de partir à coup de grande pédalée. Une fois rentré chez lui le garçon courut dans sa chambre, sans même saluer ses parents, et s’enferma à clé. Sur son lit il pleura. Après quelques minutes de tristesse, Vincent décida de se ressourcer en allant lire sur son balcon. Il l’aimait tant. Chaque seconde passée sur son nichoir, comme un petit oiseau, lui procurait un intense plaisir. Il avait tout de même ses pensées négatives sur son corps qu’il avait développées à cause des moqueries de ces imbéciles de camarades. Quand il prit une décision. Il voulut changer. Il se fixa des objectifs pendant les vacances. Il a 2 mois, 2 mois pour changer. Durant les premières semaines Vincent hésita à abandonner. Mais il renonça. Chaque jour il courut un peu plus. Au bout du premier mois les changements commencèrent à se voir. Et au bout du deuxième mois, Vincent avait changé, enfin changé. C était maintenant l’heure de la rentrée, il pourra finalement montrer à tout le monde le nouveau Vincent. Une fois arrivé à école tous étaient bouche-bée. Depuis ce jour, Vincent ne reçut plus aucune critique, il put même intégrer l’équipe de foot de son école. Il était enfin heureux.
Roméo, 11 VG3